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LaCERE, pour aider les entrepreneurs ruraux

(Cahier Publireportage – La Voix de l’Est – Mardi 10 novembre 2009)

Quoi de mieux qu’être payé pour pouvoir démarrer sa propre entreprise? C’est du moins la prétention du Centre local de développement (CLD) d’Acton, qui a lancé le projet LaCERE (La Coopérative d’entrepreneurs ruraux émergents) pour aider les nouveaux entrepreneurs de milieux ruraux à se lancer en affaires.

Ce projet, unique en Amérique du Nord, vise l’octroi d’une aide financière dans le cadre de la mesure des Laboratoires ruraux faisant partie de la Politique nationale de la ruralité. La mesure des Laboratoires ruraux vise principalement à soutenir des expériences approfondies de développement dans les secteurs à potentiel peu exploré jusqu’à maintenant.

« En fait, ce sont des incubateurs d’affaires, une coopérative pour les entrepreneurs ruraux émergents, explique le directeur général du CLD d’Acton, Mathieu Vigneault. Nous embauchons des gens dont le projet est soumis à LaCERE. Ce sont en fait des entrepreneurs en devenir. »

Si la candidature de ces personnes est retenue, LaCERE leur versera un salaire pour qu’ils démarrent leur compagnie. Ils devront alors bâtir un plan d’affaires, établir des contacts et effectuer leurs premières ventes.

« Ce que nous offrons dans les faits, c’est un partage du risque entre l’individu et la communauté pendant la période critique du démarrage d’entreprise, expose M.Vigneault. C’est une formation en entreprenariat, un projet unique en Amérique du Nord à notre connaissance, qui est inspiré de certaines structures en Europe. »

Le CLD vise ainsi à développer l’entreprenariat et à contribuer à la croissance du nombre d’entrepreneurs et d’entreprises œuvrant dans le secteur des produits et services à moyenne et à haute valeur ajoutée sur le territoire de la MRC d’Acton.


LaCERE tente de rejoindre deux types de personnes. Il y a d’abord les travailleurs, actuellement sur le marché, qui ont en tête une idée d’affaires mais qui n’osent pas faire le saut de salarié à entrepreneur. C’est ce risque financier qui retarde le démarrage de l’entreprise visualisée ainsi qu’un manque de connaissances pour se lancer en affaires.

Le second type de candidat recherché est l’étudiant qui vient de terminer son cours de niveau collégial ou universitaire. Ces personnes possèdent des compétences pointues et veulent les mettre en pratique sur le terrain.

Les projets recherchés par LaCERE sont des suggestions d’affaires à valeur ajoutée dans tous les secteurs d’activité apportant une diversité économique nouvelle pour notre région. De ce fait, tous les projets innovateurs seront étudiés.

« Nous sommes actuellement en mode projet pilote, indique Mathieu Vigneault. La période d’aide fournie par LaCERE est habituellement de 12 mois, mais elle peut être un peu plus courte ou plus longue, au besoin. »

En plus du salaire fourni, LaCERE met aussi à la disposition des candidats un bureau, une salle de conférence, des équipements informatiques nécessaires au démarrage de l’entreprise, où les personnes pourront y tenir des réunions, des sessions de travail et rencontrer leurs premiers clients, fournisseurs et partenaires et commencer à bâtir des relations d’affaires solides et professionnelles.

La réalisation du projet inclut aussi une évaluation des compétences de la personne choisie afin de déterminer les formations nécessaires au développement de ses compétences. Cela déterminera la formation pertinente à offrir au nouvel entrepreneur.

Les candidats retenus seront suivis tout au long du processus par le personnel de LaCERE, que le CLD considère comme un « antidote » à l’isolement que vivent plusieurs jeunes ou nouveaux entrepreneurs lors du démarrage de leur compagnie.

Le calme après la tempête

Le directeur général du CLD d’Acton estime que l’année 2009 qui s’achève en aura été une bonne pour l’économie de la région.

  • « Dans la MRC d’Acton, nous avons mangé notre pain noir en 2006, rappelle Mathieu Vigneault. Nous avons été touchés parmi les premiers. »
  • « Mais contre toute attente, en 2009, à part quelques rares exceptions, l’économie a très bien été, ajoute-t-il. Il n’y a eu aucune catastrophe. »
  • Ça va tellement bien, affirme M.Vigneault, que même Beaulieu Canada, qui avait coupé 150 postes l’année précédente, recrute de nouveaux employés.
  • « Je travaille actuellement avec des entreprises de l’extérieur, révèle-t-il. Je suis très confiant de pouvoir remplacer Transcam et de ramener des gens de composite dans la région. »
  • Parmi les secteurs qui vont très bien par les temps qui courent, M.Vigneault mentionne entre autres ceux du caoutchouc et du métal.
  • « Distribution Upton, qui se spécialise dans le transbordement ferroviaire, va très bien, c’est une entreprise en émergence, estime-t-il. Il y a aussi Camoplast, qui œuvre dans le domaine de l’automobile, qui a annoncé des investissements l’an dernier et qui est un pilier chez nous. »
  • « Au bilan, ça va très bien, poursuit-il. Ça s’annonce très bien pour 2010. »
 
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